Amis fumeurs,

j'ai fumé trop d'années avec délice et plaisir et en me persuadant que je ne fumais pas tant que ça, que ce n'était pas pire que la pollution que je respirais, que c'était ma liberté, mon choix et puis que j'arrêterais un jour... quand je voudrais, mais que pour l'instant je n'en avais pas envie... que c'était mon seul vice, ma décision propre... que mourir de cela ou d'autre chose... et que sais-je encore... Oui mais avant la mort on souhaite tous vieillir au mieux !!!

Et peu à peu j'ai vraiment commencé à vouloir me débarrasser du tabac, à arrêter de fumer ! J'en avais marre de fumer ! Toutefois le seul mot "arrêter" me collait une angoisse diffuse à l'intérieur de moi-même ! La raison et le désir étaient présents mais émotionnellement quelque chose m'empêchait même d'essayer d'arrêter... Je reportais donc la décision à plus tard, au moment propice que je m'imaginais, vous savez, ce moment impossible à trouver "Quand tout ira parfaitement bien dans tous les domaines de ma vie" ou "Quand je n'aurai aucun stress". C'est drôle non ? On sait tous que ce moment n'existe pas, il y aura toujours un événement qui vous énervera chaque jour, comme cet automobiliste qui vous fait une queue de poisson sur la route ! Mais cela permet de continuer de fumer tout en culpabilisant bien sûr et en restant en complète dissonance cognitive !

C'est alors que profitant de mes nouvelles études je me suis "auto-coachée" et dans un premier temps j'ai choisi de me mettre dans la tête que je souhaitais devenir "non-fumeur" : déjà cette formule m'a mise plus à l'aise avec l'idée. Pourquoi? Parce que c'est une façon différente d'envisager les choses : ne plus rester centré sur soi-même mais penser à rejoindre une nouvelle famille, celle des "non-fumeurs". Et ceci peut paraitre simpliste mais je vous assure que cela change tout ! Essayez d'y penser et vous verrez...

Et puis évidemment en coaching nous avons de nombreux outils et j'en ai choisi un, les niveaux logiques de Dilt, qui m'a permis de retrouver une congruence, une harmonie entre mon identité, mon être et mes comportements.

C'est ainsi que du jour au lendemain je suis passée du "café cigarette" au "café nicorette" (sans vouloir faire de publicité, ces petits chewing-gums m'ont bien aidée les premiers temps mais il y a pleins d'autres substituts nicotiniques pour se sevrer au début). Et si vous saviez comme je suis heureuse de mon nouvel état : je me sens libre, je respire la vie à pleins poumons, j'ai enfin mis en accord mes croyances, idées, avis, pensées sur le tabac avec mon comportement de non-fumeuse!

odile 29